La glande parotide est la plus importante des glandes salivaires, elle est localisée de chaque côté du visage, devant l'oreille. Elle est souvent aplatie surtout chez les sujets jeunes mais elle peut être plus bombée et donc visible chez les sujets plus âgés et en surpoids. Elle produit de la salive qui rejoint la bouche par un canal qui s'ouvre en regard des molaires du haut. 

Les tumeurs de la parotides sont rares et on en décrit de nombreuses variétés. La majorité de ces tumeurs est bénigne et le type le plus fréquent est l'adénome pléomorphe  qui touche prioritairement la femme d'âge intermédiaire. Il existe de multiples types de cancers de la parotide qui sont pour certains d'évolution lente alors que d'autres sont très agressifs avec développement de métastases principalement dans les poumons. 

Une tumeur de la parotide peut être découverte par le patient qui palpera une boule sous la peau en avant de l'oreille ou sous le lobule de l'oreille contre l'angle de la mâchoire. Quelque fois, une tumeur de la parotide est découverte sur une IRM réalisée pour une autre cause (IRM cérébrale ou IRM du rachis cervical). Le diagnostic de la nature d'une tumeur de la parotide est fait par trois examens : l'échographie, l'IRM, la ponction pour analyse des cellules. Pour la majorité des tumeurs de la parotide, l'ablation chirurgicale est conseillée. 

Le risque principal de la chirurgie de la parotide est l'apparition d'une paralysie faciale post-opératoire, ce risque est lié au fait que la glande est traversée par le nerf facial (nerf des muscles du visage) et le travail principal du chirurgien sera de libérer ce nerf et de le protéger lors de l'ablation de la tumeur. Dans les cas difficiles la surveillance du nerf durant l'opération est réalisée par la mise en place de capteurs  dans les muscles du visage durant l'intervention afin surveiller le bon fonctionnement du nerf (monitoring du nerf facial)et d'aider le chirurgien lors de son acte d'éxérèse. 

Le traitement d'un cancer de la parotide dépend du stade auquel il est traité. Le traitement initial comprend l'ablation chirurgicale de la tumeur et des tissus qui l'entourent associée à l'ablation des ganglions lymphatiques du cou du côté de la tumeur (curage ganglionnaire cervical). Dans les tumeurs peu agressives et prises en charge précocement, ce traitement est suffisant (c'est de loin la situation la plus fréquente). Dans certains cas, une radiothérapie complémentaire est recommandée. Les cancers plus évolués qui sont rares et plus graves nécessiterons un traitement général du type chimiothérapie ou immunothérapie. 

 
 

Clinique Saint George

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